Lutte contre la précarité menstruelle

Mise à jour : 30/05/2022

La précarité menstruelle est le manque d’accès, par manque de moyens matériels, à des protections hygiéniques en nombre suffisant pour avoir une hygiène décente.

Le Crous Nice-Toulon, l’Université de Toulon, Université Côte d’Azur, la Fédération des étudiants toulonnais (FEDET) et Fédération des associations et corporations étudiantes des Alpes Maritimes (FACE 06) poursuivent leur mobilisation pour mettre en place un réseau de distributeurs gratuits de protections périodiques, respectueuses de l’environnement.

Ce réseau a été symboliquement inauguré le 8 mars 2021, à l’occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes, à Nice et à La Garde. Depuis, de nouveaux distributeurs ont été installés dans les résidences Crous et sur les campus universitaires, constituant ainsi un réseau de 29 distributeurs.

#changeonslesrègles dans l’académie de Nice

La précarité et les difficultés d’accès aux biens et services de première nécessité constituent des facteurs de vulnérabilité supplémentaire, en particulier, pour les femmes. La privation des produits de base que sont les protections menstruelles peut, en effet, avoir des conséquences hygiéniques et sanitaires importantes, mais également des impacts en termes d’estime de soi et d’insertion socio-professionnelle.

Le Crous Nice-Toulon, l’Université de Toulon, Université Côte d’Azur, la FEDET et la FACE 06 s’engagent ensemble pour lutter contre la précarité menstruelle, véritable question de dignité, de solidarité et de santé.

18 distributeurs de protections périodiques

Depuis le printemps 2021, des distributeurs de protections périodiques éco-responsables en libre accès sont installés dans les résidences Crous et les campus ci-dessous. Les distributeurs contiennent des protections périodiques éco-responsables : des kits de serviettes, de tampons avec ou sans applicateur, adaptés à toutes les types de menstruations.

Les services en contact avec les étudiants (services sociaux, services de santé, accueil des résidences, épiceries solidaires …) disposent également de kits de protections périodiques.

à Nice à Valbonne / Cannes à Toulon / La Garde
Résidences Crous : 

 

Resto U’ et cafétérias Crous (dans les toilettes femme) :

 

Résidences Crous :

 

Resto U’ et cafétérias Crous (dans les toilettes femme) :

Résidences Crous :

 

Resto U’ Crous (dans les toilettes femme) :

Campus :

  • Campus Carlone : toilettes – Hall Bâtiment H
  • Campus Valrose : toilettes – rez de chaussée – Bâtiment Sciences Naturelles
  • Espace Co-Learning Montebello : WC – 1er étage à côté du Resto U’ Montebello
  • Campus Saint Jean d’Angély : Service de Santé Universitaire (kits)
  • Campus Trotabas : sur demande au BDE Droit auprès de Farah bdedroitnice.prevention2021@gmail.com (kits)
Campus :

  • Campus SophiaTech : toilettes – Foyer des étudiants – Templiers 2

 

Lutter contre la précarité menstruelle, un enjeu collectif national

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, avait annoncé le 23 février 2021 une mesure de lutte nationale contre les précarités : la gratuité des protections périodiques sur l’ensemble des campus universitaires. Cela conforte l’ampleur du phénomène.

Les menstruations concernent la moitié de l’humanité et les femmes sont concernées par cette problématique pendant la moitié de leur vie, de la puberté à la ménopause. Il s’agit donc indéniablement d’un sujet d’intérêt général.

Selon une étude réalisée par l’Association Fédérative des Étudiants de Poitiers et l’Association Nationale des Étudiants Sages-Femmes en février, 1/3 des étudiantes auraient besoin d’aide pour pouvoir acheter des protections périodiques. En France, 1,7 millions de femmes souffriraient de ce problème et manqueraient de moyens pour se protéger correctement.

Grâce à la mobilisation de toutes et tous, la distribution gratuite de kit de protections permet aussi de lever le tabou des règles et de rendre visible cette précarité trop longtemps sous-estimée ou méconnue, qui touche pourtant de nombreuses personnes.

C’est un pas supplémentaire vers l’égalité des hommes et des femmes sur les dépenses d’hygiène/santé, pour que les étudiantes puissent avoir un budget supplémentaire à affecter à d’autres postes de dépenses comme l’alimentation, les loisirs, ou même se permettre des produits de consommation de meilleure qualité.

Non merci

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